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Pôle Position sur les luttes

Emploi, retraites, salaires, Sécu, école, libertés, services publics : Vous avez raison de vous révolter !

 


Censurées ou brocardées par les médias qui, au mieux s'apitoient en y voyant des "combats d'arrière-garde", de nombreuses luttes se déroulent actuellement en France. C’est pourtant elles qui, à condition de s’étendre et de se fédérer, portent l’avenir de la France et de sa jeunesse !


Il y a la LUTTE des ELEVEURS et des ELEVEUSES LAITIERS qui sont en train de crever, asphyxiés par le libre-échangisme euro-mondialisé et par les grandes surfaces (les "Carrefour Market", « Carrefour Discount", "Simply Market" « Carrefour City » et autres destructeurs du "produire en France" et… du "parler français") et chez lesquels 800 suicides auraient eu lieu ces derniers mois tant l'écroulement VOULU des prix les a ruinés. La solution n'est nullement celle que préconisent les"grands syndicats" agricoles aux mains de l'UMP, qui demandent un office européen des prix (totalement incompatible, et ils le savent, avec les Traités libéraux européens !), elle est au contraire, comme l'avait fait le Front populaire de 1936, de mettre fin au libre-échangisme ruineux, de revendiquer clairement le produire en France industriel et agricole par l’alliance retrouvée des ouvriers et des paysans que symbolise la faucille et le marteau, d'exiger un Office national des prix agricoles des prix, garantis par l'Etat-nation, et de revendiquer la nationalisation des grands groupes de la distribution "français" pour les mettre au service du producteur paysan et du consommateur salarié, et non au service des grandes familles de nababs qui les dirigent, et que Sarkozy de Nagy-Bocsa gave de ristournes fiscales indécentes.


Il y a les innombrables LUTTES OUVRIERES contre les fermetures d'usine et leurs conséquences, notamment à Crécy-en-Valois . Le PRCF comprend la colère des travailleurs acculés au désespoir par les centaines de milliers de licenciements industriels, généralement suivies de primes de départ misérables pendant que le CAC 40 rebat des records en matière de plus-values. La « violence » n'est pas celle des travailleurs en légitime défense qui séquestrent un PDG arrogant ou qui menacent de faire sauter ce à quoi ils tiennent le plus : leur outil de travail (autre forme de suicide collectif!) ; elle est celle du système capitaliste en crise chronique, de ce gouvernement UMP totalement ILLEGITIME, à genoux devant le MEDEF et désavoué par les urnes, de cette U.E. vomie par les peuples. Plus que jamais, et n’en déplaise à la social-eurocratie du PS, à l’extrême gauche caviar et aux « euro-communistes » de la direction du PCF, le PRCF appelle à revendiquer haut et fort le PRODUIRE EN FRANCE, la remise en place d'un large secteur productif industriel nationalisé avec de larges droits pour les salariés, avec un plan sous contrôle populaire de ré-industrialisation du pays, quitte à sortir la France de la sacro-sainte "construction européenne", à rejeter le mensonge de l' "Europe sociale" par les bonimenteurs de l’UMPS. Ce n'est pas si nous sortons de l'UE que la France s'écroulera: c'est l’inverse : SI ELLE Y RESTE, ELLE Y RESTERA ! car tôt ou tard les étrangleurs de Bruxelles et leur proconsul de l’Elysée feront subir à la France ce qu'ils veulent imposer aux Grecs, inventeurs de la démocratie, et dont le PRCF salue la magnifique rébellion sociale et patriotique.


Il y a la LUTTE des ENSEIGNANTS contre les suppressions de postes à la pelle, contre la désarticulation du premier degré (casse du remplacement et des RASED), contre la CONTRE-réforme Chatel des lycées qui substituerait la "gouvernance locale" de lycées au service des patrons à l'Education nationale laïque. Cette contre-réforme substituerait également l'enseignement de prétendues "compétences" assurant "l'employabilité" de l’apprenti-salarié flexible à outrance, aux actuelles disciplines scolaires porteuses d'un SAVOIR validé par des diplômes nationaux et débouchant sur des conventions collectives.

Des lycées, des collèges sont en lutte, parfois en grève reconductible, et des lycéens soucieux de leur avenir se joignent au mouvement. Le PRCF appelle tous les travailleurs à soutenir pleinement ces luttes car la casse de l'Education NATIONALE détruirait, non seulement la France républicaine, mais la validation nationale des qualifs, donc des salaires, dans notre pays.

 

Il y a les LUTTES pour les SALAIRES, d'Ikéa à "Sea-France" où les salariés en ont assez du "travailler plus patronal" pour gagner MOINS. Toute l'expérience prouve qu'accepter des "sacrifices pour sauver l'entreprise", faire corps avec son patron pour l'aider à "affronter la concurrence", donc à s'opposer aux autres travailleurs de la même branche, ne mène à rien: ces preuves de faiblesse sont toujours reçues pour ce qu'elles sont par le patronat qui frappe en premier les secteurs qu'il perçoit comme les plus sensibles à sa propagande anti-salaires.

 

Il y a la GREVE RECONDUCTIBLE des CHEMINOTS qui va s'enclencher mardi. Après la trahison de leur lutte de 2007 sur les régimes spéciaux, où la CFDT et la FGAAC ont poignardé le mouvement et où hélas, l'ex-cheminot Thibault a aidé à « canaliser » le mouvement pour paraître "responsable" à son ami Sarko, les cheminots, et notamment les combatifs cheminots CGT, constatent que le démantèlement de l'entreprise bat son plein: non seulement à cause de la dégradation continue des conditions de travail, des suppressions de postes, de la casse du fret, mais à cause de la mise à mort programmée par Sarko/Pépy de l'idée même de service public. Insérée dans "Rail-Team" avec ses "train-managers" naviguant sur ses "TGV night", la SNCF a de plus en plus de mal à fournir un service de qualité: matériel mal entretenu, voies à l'abandon depuis la réforme Juppé "RFF" validée par Gayssot, retards chroniques indisposant les voyageurs et les personnels... Le gouvernement crée les conditions pour discréditer le service publicferroviaire et pour faciliter la concurrence européenne des intervenants privés qui profitent gratuitement des équipements (voies, gares...) payés par la nation pour prendre les lignes rentables et casser le statut des cheminots. Revendiquons haut et fort le RETOUR AU MONOPOLE PUBLIC DU RAIL, quitte s’il le faut à « sortir des rails » de cette UE de malheur !

 

IL Y A LA LUTTE pour les RETRAITES qui s'annonce chaude quand 67% des Français refusent à la fois le recul de l'âge des retraites et l'allongement des annuités. Après les contre-réformes de 94 (Balladur, privé), 2003 (Fillon 1, fonction publique), 2007 (Fillon 2, régimes spéciaux), après la baisse continue des pensions des retraités, cisaillées par les « décotes » et par la désindexation des pensions sur les salaires, c'est TOUT LE MONDE que « Fillon 4 » veut agresser.

L'argument du "trou" des caisses de retraites est mensonger et le « consensus » du PS et des états-majors syndicaux selon lequel « il faut une réforme des retraites » prépare de nouvelles trahisons.

Car d'une part le pouvoir a immédiatement trouvé des sommes 200 fois supérieures quand il s'est agi de renflouer les banques, de ristourner des milliards aux richards (bouclier fiscal) ou de verser chaque année 18 milliards d'euros à l'UE, dont même pas la moitié reviennent à notre pays sous forme de "subventions européennes" (!!!).

D'autre part, ce « trou » des retraites, comme celui de la Sécu, serait bouché du jour au lendemain si le pouvoir mettait fin aux "exonérations de charge" qu'il consent au patronat en aggravant la dette publique et en VOLANT LE SALAIRE DIFFERE DES TRAVAILLEURS que constituent les cotisations patronales aux caisses de retraites et de maladie.

En fait, le but de la 4ème attaque anti-retraites, qui inéluctablement s’en prendra un jour directement aux pensions des retraités, est avoué clairement dans les revues patronales: il s'agit "d'envoyer un signal fort aux marchés financiers" sur la "solvabilité de la France", bref d'obéir servilement à la dictature du capital, comme est sommé de le faire le peuple grec; il s'agit aussi et surtout de finir le sale boulot des Accords de Barcelone, signés en 2002 par Chirac et Jospin, et dont le but avoué était de "porter à 67 ans en moyenne l'âge de départ à la retraite dans toute l'UE". Et si c'était l'UE et ses ayatollahs de l'UMPS que nous mettions collectivement à la retraite en supprimant les émoluments scandaleux des euro-dictateurs et de leurs petits proconsuls "français"?

Sans croire la jaunissante CFDT, qui a déjà poignardé les luttes en 95 (plan Notat-Juppé) et en 2003 (accord Fillon-Chérèque), ni le rosissant Thibault, dont le seul souci est de paraître "responsable" à la Confédération Européenne des Syndicats, l'heure est à la mobilisation sur les bases revendicatives claires formulées par le Front Syndical de Classe.

 

Pour UNIFIER ces luttes et tant d'autres qui fourmillent dans le pays, le PRCF a écrit à une série d'organisations se réclamant du communisme, de la gauche ou de la République en faisant une proposition simple et unitaire: ORGANISONS ENSEMBLE, dans notre diversité, UNE MANIFESTATION CENTRALE CLAIRE et DETERMINEE A PARIS CONTRE L'ODIEUX REGIME SARKOZYSTE et L'ENSEMBLE DE SA POLITIQUE, y compris contre la politique de désintégration de la nation dans l'UE du capital et dans l’OTAN de Washington.

 

Car le "tous ensemble et en même temps", les salariés y aspirent massivement face à ce régime délégitimé par le suffrage universel (Sarkozy représente 11% des inscrits!) et contre cette UE que l'UMPS nous impose en violant le "non" français du 29 mai 2009. Construire le tous ensemble et en même temps dans les actes, et pas seulement dans les slogans, ce sera aussi le meilleur moyen de neutraliser l'extrême droite qui prospère à nouveau sur le terreau de la casse sociale, de la mise à mort de la nation, de la fascisation rampante du pays... et de l'incapacité de la fausse gauche à unir le drapeau rouge international de la classe ouvrière au drapeau tricolore de la République pour construire une véritable alternative progressiste, patriotique, antifasciste et populaire permettant le rassemblement majoritaire du pays sur la bases des principes du Conseil National de la Résistance : indépendance nationale, laïcité, République démocratique, progrès social, secteur public fort, acquis sociaux protecteurs, antiracisme et antifascisme, coopération internationale...

 

Dans cet esprit, le PRCF appelle d'ores et déjà les communistes, les travailleurs, les républicains patriotes et antifascistes, à participer nombreux au rassemblement du 29 mai 2010, place de la Bastille à 15 h, pour dire

-non à l'UE, oui au « produire en France », oui aux services publics et aux acquis sociaux !

-non à Sarkozy et à ses faux opposants ! non au FN !

-oui à la reconstruction de notre pays sur la base actualisée du programme du CNR,

-oui à de nouveaux traités internationaux analogues à « l'ALBA », qui permet dès maintenant aux pays latino-américains progressistes de se développer solidairement hors de l'orbite impérialiste de Washington, et dans le respect des acquis ouvriers, des souverainetés nationales et de la coopération internationale.

Car là est l’avenir de la classe ouvrière, de la France et de l’humanité !

Tag(s) : #LUTTE DES CLASSES ET RENAISSANCE COMMUNISTE

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