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Le gouvernement se couche devant le MEDEF et humilie les sénateurs du PCF


      Manif-le-5-mars-2013-contre-lANI.jpg 

Il n’aura pas fallu longtemps à ce gouvernement pour afficher sa nature de classe pro-MEDEF et anti-ouvrière.

Refusant de discuter les amendements déposés au sénat par le « groupe communiste, républicain et citoyen », le gouvernement a bloqué le vote balayant toute possibilité de rectifier tant soit peu ce texte patronal, fût-ce à la marge.

A l’arrière-plan, la menace typiquement antina-tionale de la « Thatcher française », Mrs Laurence Parisot qui a osé déclarer récemment : « je le dis de la voix la plus forte possible (au cas où le texte ANI serait modifié, Ndlr), nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avions signé et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France ». Ce qui s’appelle a) du chantage et b) de la TRAHISON NATIONALE ; mais comment s’en étonner de la part du MEDEF qui, dans son manifeste Besoin d’aire, appelle officiellement à dissoudre la France dans les « Etats-Unis d’Europe » et « l’Union transatlantique » pour mieux mondialiser la chasse aux profits du CAC-40 et, pour, au passage, imposer le tout-anglais à l’entreprise ?

Il faut se féliciter que les sénateurs CRC, faisant en l’occurrence preuve de lucidité et de dignité aient dénoncé le procédé, retiré les amendements et quitté la séance.

Ils font ainsi l’expérience du fait qu’on ne réforme pas le (contre-)réformisme, que la stratégie de pression sur le pouvoir adoptée par Pierre Laurent pour ménager le PS à l’approche des municipales est vaine, que la seule attitude juste est celle de l’OPPOSITION POPULAIRE à ce gouvernement qui s’associe au MEDEF et à la droite pour dissoudre la France, dépouiller le monde du travail, et accélérer la marche à l’Europe fédérale, au « remboursement de la dette souveraine » (sic) et au ruineux « sauvetage de l’euro ».

Quand le PCF, devenu l’axe central de la force euro-réformiste dite « Gauche européenne » cessera-t-il, en rupture avec toute son histoire (de Jacques Duclos à Georges Marchais) de soutenir la « construction » européenne et la monnaie unique, en prétendant avec Mélenchon que « l’euro est notre monnaie » et en faisant espérer l’utopique « Europe sociale » au lieu de travailler à sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme ?

Il n’est rien de plus démobilisateur que les demi-ruptures et les faux semblants. Il faut oser ROMPRE avec ce gouvernement de combat de MM. Hollandréou et Zapat-Ayrault car par son alignement servile sur la droite, l’UE et le MEDEF, il ramène la droite dure et facilite la formation d’un bloc « bleu marine » autour de l’UM’Pen en formation.

Pour autant la balle n’est pas dans le camp des sénateurs du PCF-PGE qui acceptent tous la politique nationale euro-constructive (et prolo-destructive !) de leur parti : elle est dans le camp des communistes, qui doivent s’unir à la porte des entreprise en appelant à l’opposition populaire, dans le camp des syndicalistes de combat qui travaillent au « tous ensemble en même temps », dans celui des patriotes républicains qui doivent construire un programme anti-oligarchique de rupture progressiste et patriotique s’inspirant des grands principes du CNR, dans celui des communistes de toute l’Europe qui, au nom de l’indépendance nationale, de la coopération internationale et de la lutte pour le socialisme, doivent prendre la tête de la lutte pour l’ELIMINATION DE L’EUROPE ATLANTIQUE ET SUPRANATIONALE du grand capital.

Tout le reste ne saurait conduire qu’à des demi-mobilisations d’avance vouées à l’échec et aux renoncements finaux devant les appareils et leurs intérêts électoralistes vermoulus.


Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF


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TEXTE SUR L'EMPLOI : LES SÉNATEURS COMMUNISTES QUITTENT LA SÉANCE

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.04.2013 à 22h21

Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi ont retiré, samedi 20 avril au soir, tous leurs amendements et quitté la séance.

Alors qu'ils défendaient pied à pied leur position hostile au texte en multipliant les prises de parole, le gouvernement a décidé de demander un voté bloqué, procédure parlementaire qui empêche le vote sur chaque amendement au profit d'un vote global à la fin de l'examen de tous les amendements.

"C'est un acte grave qui ne restera pas sans conséquences et sans lendemains, nous n'acceptons pas cette parodie de débat", a lancé la présidente du groupe CRC (communiste) Eliane Assassi. "Vous ne vouliez pas d'un débat au Sénat. Vous avez choisi de mettre fin au débat de manière violente, excessive, alors que nous vous démontrions point par point que ce projet de loi, l'accord qu'il reprend, est un accord largement favorable aux intérêts patronaux", a-t-elle ajouté.

400 AMENDEMENTS DES COMMUNISTES

Les sénateurs communistes avaient déposé plus de 400 amendements. Le sénateur écologiste Jean Désessard a alors demandé une suspension de séance. "Je regrette la décision du gouvernement, je comprends les communistes, je regrette cette situation qui a conduit à ce qu'on ne puisse pas débattre des amendements", a-t-il déclaré à la reprise des débats.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, une des rares socialistes à s'opposer au texte qu'elle juge "déséquilibré", a également retiré ses amendements, critiquant le recours au vote bloqué. La discussion a ensuite repris dans un hémicycle désert et dans un climat pesant sans que Michel Sapin n'ait répondu aux communistes. Le vote du texte devait, après ce retrait d'amendements, intervenir dans la nuit.

La gauche ne dispose que de six voix d'avance au Sénat et le gouvernement y a besoin de toutes ses composantes pour faire passer ses textes. Le groupe CRC, fort de 20 membres, a déjà fait échouer l'examen de plusieurs projets de loi au Sénat, comme les lois de finances pour 2013 ou la réforme des scrutins locaux.

 

Tag(s) : #LUTTE DES CLASSES ET RENAISSANCE COMMUNISTE

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