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La crise politique mûrit en France. Face aux casseurs du MEDEF, de l’UMP et de l’UE capitaliste des régions, construisons l’alternative populaire !


Les « politologues » s’étaient évertués à gommer le fait marquant des Européennes : les 60% d’abstention, montant à 70% dans la classe ouvrière, qui remettaient à sa juste place la « victoire » UMP à cette mascarade électorale, dont le vrai but était de légitimer l’UE capitaliste et le coup d’Etat perpétré par l’UMPS contre la nation et le suffrage universel (adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie de la constitution européenne, en violation du Non populaire du 29 mai 2005).

Eh bien les commentateurs au service du capital ne pourront plus procéder ainsi avec ces régionales : plus de la moitié des électeurs ont fait la grève des urnes, un nombre sans doute plus écrasant encore dans les régions ouvrières. La tentative des sarko-médias pour culpabiliser les électeurs ne peut masquer le DESAVEU POLITIQUE infligé par notre peuple aux forces dominantes au service de l’Europe de Maastricht.

Dans ces conditions, que valent les résultats en pourcentage obtenus par les forces politiques ETABLIES, (celles qui disposent du financement de l’Etat et de l’UE (par le biais des « partis européens » auxquels elles sont TOUTES affiliées) et qui ont en commun, F.N. compris, de ne remettre en cause ni la « construction européenne » ni la propriété capitaliste sur les grands moyens de production ?

Dans ce schéma général, il est réjouissant que l’UMP dont la politique ultra-patronale, anti-nationale et fascisante, subisse la double peine, d’une part en ne mobilisant même pas son propre électorat, d’autre part en passant derrière un PS qui arborait pour l’occasion un discours de « gauche » et républicain. Cela en dit long sur le RAS-LE-BOL à l’égard du fascisant régime sarkozyste et sur l’ILLEGITIMITE flagrante de ce « président » du MEDEF qui dynamite la nation qu’il est censé défendre. Le PRCF renouvelle sa proposition à toutes les forces qui se déclarent progressistes et républicaines : sans attendre 2012, faisons un pas, non dans les mots mais dans les actes pour construire ce « tous ensemble en même temps » auquel aspirent les travailleurs : organisons ensemble une première grande manifestation unitaire contre Sarkozy et l’ensemble de sa politique, y compris à l’égard de l’UE et de l’OTAN !

Pour autant le PS et Euro-Ecologie auraient tort de pavoiser : leur « percée » doit être relativisée si on la rapporte aux inscrits et au fait que le PS détenait la quasi-totalité des régions. Manifestement, la majorité des électeurs de gauche ne s’est pas enthousiasmée pour ces « présidents de région » comme Huchon, militant ultra-européiste et ennemi déclaré de la Nation, comme Royal, qui n’a d’autre ligne que promouvoir sa personne. Quant à Aubry, l’engouement que les médias veulent susciter autour de sa personne, est très relatif : comment se passionner pour une « socialiste » qui a commencé la campagne en approuvant les projets du pouvoir contre la retraite à 60 ans, avant de changer de pied par électoralisme ? Comment oublier que le PS est mouillé jusqu’aux oreilles dans le projet de contre-réforme Mauroy-Balladur qui vise à remplacer l’ensemble républicain Nation-Communes-Départements par l’ensemble « Europe-Eurorégions-Métropoles européennes » ?

Le score d’Europe-Ecologie doit également être relativisé : d’abord parce que le groupe emmené par le député anticommuniste de Francfort Cohn-Bendit et par l’alter-mondialiste assagi Bové, a bénéficié d’une promotion scandaleuse de la part des sarko-médias qui voulaient par son entremise favoriser l’évolution social-libérale de la gauche établie tout en prenant appui sur l’euro-écologisme pour liquider le « produire en France » et parachever la désertification industrielle et agricole de la France « productive ».

Les résultats du PCF sont peu lisibles : muté en auberge espagnole, des militants PCF figuraient sur six listes PS dès le 1er tour, complétaient des listes NPA et animaient le Front de gauche dans une majorité de régions. Mais jamais, le Front de gauche n’a osé poser clairement les problèmes du « produire en France », de la défense de la République une et indivisible contre l’euro-régionalisme, ni a fortiori de la nécessaire rupture de la France avec l’UE du capital pour reconstruire notre pays cassé, rompre avec le grand capital et rouvrir la voie du socialisme pour la France. Dans le Nord et dans d’autres régions ouvrières frappées par les délocalisations, cet abandon de la nation par le PCF devenu « euroconstructif », creuse le lit du Front « national ». Plus que jamais, les destinées de la classe ouvrière, immigrés compris, et de la nation, sont liés vitalement.

Il est donc temps que les vrais communistes, s’émancipantdétachant clairement des dirigeants euro-réformistes du PS, portent à nouveau partout la grande politique qui fit la force du PCF lors du Front populaire et de la Résistance en associant le drapeau rouge du combat de classe au drapeau républicain de la nation. En outre, à force d’annoncer que le F.dG. rallierait les listes PS, au second tour le « front de gauche » dominé par Mélenchon a fait le jeu du vote utile au profit du PS. Car pourquoi soutenir au 1er tour une « différence » qui annonce elle-même qu’elle disparaîtra au second tour ?

Quant aux euro-trotskistes du NPA et de LO, ils sont laminés parce que sur le fond, ils ferment les yeux sur la casse de la nation, que les euro-trotskistes abandonnent aux xénophobes du FN regroupés autour de la dangereuse Marine Le Pen. La remontée du FN, sur laquelle le PRCF n’a cessé d’alerter, est nourrie par la politique de fascisation du pays et redisons-le fortement, par l’abandon irresponsable de la nation par l’euro-gauche, par les dirigeants eurocommunistes du PCF et par les euro-trotskistes du NPA et de LO.

Face à tout cela, que faire ? C’est peu dire que le second tour, où les duettistes de l’UMPS vont se battre sur les places plus que sur les projets, est peu susceptible de mobiliser les abstentionnistes : au contraire, nombre d’électeurs vont transformer l’avertissement en blâme en refusant à nouveau d’aller voter. D’autres choisiront, surtout là où l’UMP est en position de l’emporter, de parfaire le vote-sanction anti-Sarko. A chacun de décider en sachant que ce n’est pas principalement à ce niveau que se joue l’avenir de la résistance populaire.

La clé du changement n’est plus aux mains des partis établis : UMP, PS, FN, FG, NPA, représentent ensemble… moins d’un Français sur deux : il faut d’urgence construire autre chose et la responsabilité des vrais communistes, des vrais républicains et patriotes, des vrais syndicalistes de lutte, est engagée. Le « chacun pour soi » et l’esprit de boutique deviennent franchement indécents face aux attentes populaires.

Il faut d’urgence reconstruire une vraie force communiste indépendante de la social-démocratie et de ses satellites verts, mutants, euro-trotskistes en refusant de se mettre à la remorque de la petite-bourgeoisie antilibérale : comme c’est le cas en Grèce, où un PC resté fidèle au marxisme-léninisme mobilise le peuple sur des bases anticapitalistes, patriotiques et anti-UE, camarades PRCF, RCC, URCF, Rouges vifs, militants communistes du PCF, approfondissons notre unité d’action, appelons à construire la mobilisation de toutes les forces progressistes contre Sarkozy et l’ensemble de sa politique, soumission à l’UE et à l’OTAN incluse !

Progressistes, patriotes républicains, enracinons dans la « France d’en bas » l’alternative c rassembleuse représentée par l’Arc Républicain de Progrès qui appelle à reconstruire la France sur les bases sociales, patriotiques, démocratiques du CNR, tout en sortant notre pays du broyeur européen !

Le système politique fascisé et failli de notre pays, l’UE de malheur, le système capitaliste mondialisé sont en crise de plus en plus grave. A nous de transformer la grève des urnes en mobilisation positive ! A nous d’empêcher Sarko et le PS de s’associer pour activer le démontage de la République une et indivisible pour mettre en place la ruineuse Europe des régions ! A nous de stopper la remontée du FN en associant plus que jamais le drapeau rouge internationaliste des ouvriers au drapeau de la nation REPUBLICAINE.

Activons l’unité d’action tous azimuts pour construire une alternative neuve permettant à notre peuple écoeuré de devenir acteur de sa sauvegarde et du printemps populaire, anticapitaliste et anti-Maastricht qu’attendent les travailleurs et les jeunes de notre pays !


Tag(s) : #PRCF

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