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robespierre2

 

PÖLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE


 

Cher(e)s concitoyen(ne)s, cher(e)s camarades,


Face à la crise politique, économique et morale qui ébranle notre pays, vous avez décidé d’une manif dite coup de balai le 5 mai. Alors que la droite ultra, sous l’œil des « Cop’ Pen » et des coquins de l’UMP et du FN s’agite pour récupérer la colère populaire, il est vital de clarifier les objectifs communs que doivent se donner les progressistes. L’heure est grave en effet pour le peuple français, pris en étau entre les frères ennemis du Parti Maastrichtien Unique (formé du PS, de l’UMP, du Centre et d’Europe-Ecologie, qui cassent la République au profit de l’Europe fédérale des régions) et l’UM’Pen qui se consolide au fil des rassemblements fascisants (homophobie, xénophobie, mépris pour les fonctionnaires, haine des prétendus « assistés », etc..).


Il serait insuffisant et trompeur de limiter la protestation à l’aspect « éthique » de la crise. Comme les multiples coups tordus (Karachi, Bettencourt, etc.) reprochés à Sarkozy, l’affaire Cahuzac est révélatrice d’un système. A l’abri d’un verbiage « libéral » prolifère ce que le PCF appelait justement, avant sa « mutation » des années 90, le capitalisme monopoliste d’Etat : en fait, derrière le mirage de la « concurrence libre et non faussée », les monopoles capitalistes et l’Etat bourgeois fusionnent plus que jamais à l’avantage des premiers. On le voit avec Cahuzac, l’ami de DSK et des labos pharmaceutiques qui orchestrait les déremboursements Sécu mais planquait ses étranges millions à Singapour. Dénoncer le « libéralisme » comme le fait le PS est un leurreidéologique typique de la social-démocratie :  en réalité il n’y a pas d’issue progressiste capitaliste à la crise du capitalisme ; pour s’en sortir, la France devra sortir du capitalisme et le plus tôt sera le mieux !


Mais mettre en cause abstraitement le capitalisme, comme le font les d’anticapitalistes de parade, ne suffit pas si l’on n’ose pas AUSSI accuser frontalement la « construction » européenne et son euro de malheur. Quelques temps avant le congrès du Parti de gauche, M. Mélenchon, vous aviezit déclaré – prenant soudain conscience de la radicalisation des peuples contre l’UE ? – qu’entre l’euro et le peuple souverain, il choisirait le second. Bravo !Mais immédiatement l’ex-candidat du Front de gauche aux présidentielles s’est fait tancer par la direction du PCF – qui s’identifie désormais à celle de laGauche Européenne (pro-UE et pro-euro !) pour voler au secours de la mensongère « Europe sociale ». En outre une polémique publique a opposé le PG à la direction du PC-PGE (M. Mélenchon a cité MM. Dartigolles et Chassaigne sur son blogue) sur l’idée de listes Front de gauche indépendantes ou pas du PS aux municipales : là aussi la direction du PC-PGE a mis le holà : pas touche aux alliances vitales pour les appareils, fût-ce avec le PS en perdition de MM.Hollandréou et Zapat-Ayrault ! Sous la pression des dirigeants du PC-PGE, qui répudient le combat patriotique de Jacques Duclos et de Georges Marchais contre l’Europe atlantique et supranationale, M. Mélenchon a finalement appelé le PG à s’en tenir à l’utopique réorientation progressiste de l’euro ; et, pour rassurer les militants, une attaque à grand spectacle a été lancée contre le « salopard » Moscovici : certes, cet homme du capital ne l’a pas volé ; mais est-ce un individu qu’il faut cibler ou bien la politique antinationale qu’il applique sous la direction d’Angela Merkel ? Une politique qui, au nom de l’Europe fédérale et du sauvetage à tout prix de l’euro, vide de tout contenu les conquêtes de 1789, 1905, 36, 45 et 68 !


Au final cette agitation à la gauche de la gauche n’a rien produit. Le PS social-maastrichtien accentue la politique d’euro-austérité en complicité avec l’UMP (Traité de Lisbonne, « euro-gouvernance », allégeance à l’OTAN, guerres néocoloniales du Mali à la Syrie, etc.) ; une politique qui creuse le lit des « ennemis » désormais inséparables de l’UMP et du FN. Et pendant que les directions syndicales confédérales s’obstinent à soutenir la « construction » européenne (la CGT, la CFDT, FO, et – s’il ne tenait que d’elle, la FSU – sont affiliées à la Confédération Européenne des syndicats), l’Axe Berlin-Washington, applaudi par les nouveaux collabos du CAC-40, programme l’« évaporation » de la France, de ses acquis, de sa production, voire de sa langue sacrifiée au tout-anglais, tout cela au profit d’une poignée de « bons Français » richissimes à la Bernard Arnault. Tout militant se doit à ce propos d’avoir lu par lui-même le manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’aire (jadis on disait – en allemand – espace vital…) : le MEDEF veut ouvertement substituer à la République française la « reconfiguration des territoires » (Acte III de la décentralisation, effacement des départements et des communes au profit des métropoles, des régions transfrontalières, « Charte européenne des langues régionales et minoritaires » visant en réalité à officialiser en sourdine le tout-anglais impérial), les «Etats-Unis d’Europe, notre nouvelle patrie» et l’ « Union transatlantique » officiellement lancée par Obama : cela au mépris complet du Non cinglant opposé par les Français à la Constitution européenne en 2005. Mais pourquoi les dirigeants de la gauche médiatique ne parlent-ils jamais de tout cela à leurs militants ?


On comprend alors le désarroi du peuple français auquel on demande au fond de choisir son genre de mort : une mort par le démantèlement « soft » (en fait VEULE) des acquis hérités des Sans-Culotte, des Communards, de Jaurès, du Front populaire, de la Résistance, des ministres communistes de 45-47 et de mai 68, OU la mort déshonorante au moyen d’un « sursaut » fascisant livrant la France aux guerres communautaires et mettant notre pays au ban de l’humanité ?


Alors, si modeste que soit notre organisation franchement communiste, anti-Maastricht et antifasciste, nous demandons à chacun de réfléchir sans a priori à la stratégie neuve, indépendante du PS et de son Europe fédérale, que nous proposons.

·           Communistes qui refusez de renier la faucille et le marteau, unissez-vous indépendamment du PGE à la porte des entreprises !  Signez l’appel de soutien aux luttes ouvrières que le PRCF diffuse avec des camarades du réseau faire vivre le PCF, de la Gauche du PCF, de Réveil communiste… Allons ensemble chez Good Year, Prestalis, Aulnay, Florange, pour dire m…. à l’UE du capital. Associons le drapeau rouge au drapeau tricolore – dans la grande, et surtout, très efficace tradition de Jacques Duclos, de Maurice Thorez, de Benoît Frachon, voire de Georges Marchais… – pour défendre l’indépendance nationale et pour faire vivre la perspective du socialisme pour la France !

·           Syndicalistes de lutte, enterrons le prétendu « syndicalisme rassemblé », qui n’a produit que des défaites, et rompons à jamais avec les dirigeants jaunes de la CFDT ! Exigeons que notre CGT, que nos syndicats FSU, mais aussi que FO et SUD, construisent le tous ensemble et en même temps pour produire en France, augmenter les salaires, rétablir la retraite à 60 ans après 37 ans ½ de cotisation, rembourser à 100% les soins médicaux, reconstruire les services publics, abroger les contre-réformes mises en place depuis Maastricht et sous Sarkozy. L’argent existe : il faut chercher du côté du CAC 40, de l’énorme évasion fiscale des riches, des cadeaux fiscaux indécents de Sarko et de Hollande au grand patronat, etc. 

·           Construisons un large Front populaire, patriotique et progressiste pour actualiser les principes du Conseil National de la Résistance (indépendance nationale, laïcité, antifascisme, antiracisme, nationalisation des trusts, centralité du monde du travail, coopération internationale, Sécu, retraites par répartition, statuts, conventions collectives, démocratie politique et sociale…) sortir la France du broyeur euro-atlantique par la voie progressiste, briser l’extrême droite, rédiger ensemble une nouvelle constitution démocratique, nouer de nouveaux traités internationaux progressistes fondés sur la coopération entre les cinq continents (à l’image de l’Alternative bolivarienne des Amériques, qui lie Cuba, le Venezuela, etc. en proscrivant le « libre »échange ravageur). Pour cela travaillons à un nouveau CNR qui isolera l’oligarchie et mettra en débat un programme de rupture progressiste, patriotique et internationaliste. Unissant le drapeau rouge au drapeau tricolore, construisons le rassemblement populaire majoritaire qui brisera l’étau UMPS / UM’Pen, rejettera le mensonge de l’Europe sociale et sortira la France de l’euro, de l’UE et de l’OTAN pour sortir du capitalisme.

Si nous restons dans l’UE et l’euro, c’est sûr, nous « y resterons » ! Mais si nous en sortons par le combat de classe et par la voie patriotique et antifasciste tracée par le CNR, c’est tous ensemble que nous nous en sortirons !

Alors, « PMU » maastrichtien, UM’ Pen, U.E. du capital, euro, OTAN, FMI, OMC, SORTONS-LES, SORTONS-EN … pour que vive la France Indépendante et la République Sociale en marche vers le socialisme !

 

Le secrétariat national du PRCF 

Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, grand mutilé de Guerre, Médaille de la Résistance, président du PRCF ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF, a. député de la nation, ancien m. du CC du PCF, C.V. de la Résistance ; Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, directeur de la revue politique Etincelles ; Georges Gastaud, fils de résistant, philosophe, secrétaire national du PRCF ; Jany Sanfelieu, fille de républicain espagnol, secrétaire à l’organisation du PRCF ; Annette Mateu, fille de républicain espagnol, trésorière nationale ; Benoît Foucambert, syndicaliste ; Vincent Flament, rédacteur en chef du mensuel PRCF « Initiative communiste », Antoine Manessis, responsable international du PRCF, fils de résistant grec.


Pour rejoindre le PRCF, écrire à Jany.sanfelieu@wanadoo.fr

Tag(s) : #PRCF

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