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Le contre-révolutionnaire WALESA reçu à Lille par la social-maastrichtienne AUBRY !

 

 

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"Lech Walesa, le chef historique du syndicat polonais Solidarité, a rendu hommage à Margaret Thatcher : "C'était une grande personnalité qui a fait beaucoup de choses pour le monde, qui a contribué à la chute du communisme en Pologne et en Europe de l'Est, avec (le président américain) Ronald Reagan, le pape Jean Paul II et le syndicat Solidarité", a déclaré Lech Walesa, ému, à l'AFP. "Je prie pour elle", a ajouté l'ancien président polonais, un catholique fervent."

Publié par

M6 Info by MSN

 

 

 

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Par le PRCF-59/62

De la contre-révolution cléricale aux contre-réformes maastrichtiennes, la conséquence vaut.

Dans les années 80, les « socialistes » de guerre froide, Mitterrand et Delors, célébraient Saint-Walesa, le « syndicaliste » favori du Pape et du Pentagone. Ce bigot personnage promettait matoisement « le Japon » aux ouvriers polonais pour peu qu’ils aident l’Eglise catholique et la CIA à déstabiliser le camp socialiste. Les « socialistes » français à la Aubry encensaient aussi le pape polonais Karol Wojtyla, l’homme qui a persécuté la Théologie de la libération en Amérique latine et qui a aidé Gorbatchev et les dirigeants liquidateurs de la Pologne à liquider le camp socialiste en restaurant la domination mondiale du capitalisme.

Aujourd’hui, Martine Aubry reçoit Walesa dans sa mairie « de gôôôche ». Les deux complices ont de quoi se frotter les mains. Quelles qu’aient été les insuffisances du socialisme polonais – où le carriérisme le plus infâme avait hélas gangréné l’appareil d’Etat – il assurait à chacun un emploi, un logement bon marché, une éducation de qualité et un accès aux soins entièrement gratuit. La Pologne jouait un rôle international dans la défense de la paix et l’Etat laïque garantissait aux femmes le libre usage de leur corps.

Désormais, le paradis euro-capitaliste étant revenu à Varsovie grâce à Walesa, les Chantiers navals de Gdansk, dans lesquels Walesa exerçait le métier d’électricien, sont démantelés. Un chômage endémique frappe la Pologne et contraint des centaines de milliers d’ouvriers polonais à émigrer à l’Ouest, où ils sont utilisés par le patronat pour casser les salaires et les conditions de travail, comme c’était le cas avant guerre dans les mines du nord-pas-de-calais.

Conséquence de l’implosion du camp socialiste, la « belle Europe » de Martine Aubry et de papa Delors s’est élargie et consolidée dans les année 90 avec, pour première conséquence, la recolonisation de fait des pays de l’Est annexés par l’OTAN et par l’Allemagne « unifiée ». Partout, c’est la contre-réforme et le démontage des acquis sociaux et des souverainetés nationales.

Bref, qui se ressemble s’assemble, de Lille à Varsovie…

Bienvenue donc chez Martine à Saint-Walesa, l’un des rares ouvriers polonais qui ait grandement à se féliciter, du point de vue matériel, de la restauration capitaliste en Pologne et de l’étroite soumission de son pays à ses modèles de démocratie que sont l’Allemagne réactionnaire de Merkel et le Vatican hautement progressiste de Ratzinger et du père François, le saint homme qui s’est tu à l’époque de Videla.

Mais consolons-nous : si les ouvriers polonais ont beaucoup perdu en perdant le socialisme, ils ont au moins gagné en « liberté ». En effet, la loi polonaise prévoit de la prison pour ceux qui oseraient se promener en arborant des symboles communistes, par exemple une chemisette Che Guevara. Et c’est justice : en effet, le « totalitarisme » c’est quand un « régime » communiste odieux retire aux capitalistes la « liberté d’entreprendre » – lisez : d’exploiter les gens. La « liberté », la « démocratie », c’est quand on chasse des facultés polonaises les « incompétents » profs marxistes…

Laissons donc la « socialiste » Aubry célébrer le réac en chef Walesa tout en aidant Hollande à dézinguer nos acquis pour sauver l’euro mis en place par l’Europe contre-révolutionnaire de Maastricht, cette resucée « moderne » de l’Europe de Metternich : contre-révolutionnaires et contre-réformateurs de tous les temps et de tous les pays, unissez-vous !

Quant à nous, tout en tirant les leçons positives et négatives des premières expériences socialistes de l’histoire, combattons à la fois l’UE de Maastricht, les résurgences cléricales en Europe et le système capitaliste de plus en plus oppressif et totalitaire. 

 

Tag(s) : #EUROPE : en sortir - s'en sortir

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