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N’oublions pas, agissons... No Pasaran ! (dossier)

odessa 2 mai 2014 2 mai 20152 mai 2014 Odessa : Il y a un an dans la ville portuaire d’Odessa, en Ukraine, des groupes fascistes de Prava Sektor attaquaient la maison des syndicats et assassinaient 42 personnes. C’est le chiffre officiel. Il est probable que le nombre ait été plus élevé, sans compter les centaines de blessés.

Un incendie est la cause officielle. Incendie déclenché par les manifestants fascistes qui étaient venus assaillir la maison des syndicats. Les photos des corps montrent aussi que beaucoup ont été achevés sur place de différentes façons.

Cet événement dramatique n’a pas ému outre mesure les dirigeants occidentaux et nos édiles PS qui sont devenus les supplétifs des américains pour tous les mauvais coups sur la planète.

 Dans les jours qui suivent voila ce que ARRÊT SUR IMAGE dira de la censure du massacre dans les médias français :

« Une quarantaine de morts à Odessa, en Ukraine, dans l’incendie dramatique de la « Maison des syndicats ». Qui étaient-ils ? « Des personnes » soupirent tout le week-end la presse en ligne et les titres de TF1. Mais quelles personnes ? On se précipite sur les récits, encore fragmentaires. Il semble qu’à la suite de heurts entre pro-Russes et pro-Ukrainiens, les premiers se sont réfugiés à l’intérieur du bâtiment, qui a pris feu dans des circonstances peu claires. Ah ! Les victimes de l’incendie sont donc les pro-Russes ? Comme vous y allez ! Du calme ! On ne sait pas. Les rédacteurs des dépêches ou des commentaires de JT ne vont pas jusque là, on connait leur légendaire prudence. Les victimes sont donc « des personnes ». Vous croyez que j’exagère ? Sur son site Les crises, l’économiste Olivier Berruyer, qui s’est lancé dans la dénonciation des propagandes anti-Russes et pro-ukrainiennes, cite un certain nombre d’exemples éloquents.

Attention : nommer les victimes de cet incendie ne signifie pas que les pro-Ukraine, à l’extérieur du bâtiment, en soient les responsables. De l’avis des témoins, les cocktails Molotov qui ont mis le feu à la Maison des syndicats partaient aussi bien du bâtiment, que du parvis. Mais une chose est sûre : ceux qui ont grillé se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Pourquoi les rédacteurs des premières dépêches ne le disent-ils pas clairement ? Mystère. Quand dans le même texte, on nous dit que ceux qui occupaient la maison des syndicats étaient des « pro-Russes », mais qu’en revanche ceux qui y sont morts carbonisés ne sont que des « personnes », d’où vient que la connexion ne se fait pas ? Sans doute celà tient-il pour une part à la confusion sur place, au faible nombre de journalistes occidentaux, occupés ailleurs en Ukraine au moment de l’incendie fatal. Mais aussi à l’incapacité de nommer victimes les « pro-Russes ». Qu’on se le dise, les pro-Russes, par essence, sont les méchants de l’histoire. Celà vaut d’ailleurs pour toutes les autres étapes de la journée funeste. A propos des incidents initiaux ayant mené à l’incendie, les récits expliquent que les « pro-Russes », lourdement armés, ont attaqué des « supporters de football » de deux équipes ukrainiennes. Quels supporters ? Etaient-ils eux-même équipés ? On aimerait voir des photos. Mais (à l’heure où j’écris) pas de photos. Et après l’incendie, quelques heures plus tard, quand les pro-Russes assiègent le commissariat d’Odessa pour faire libérer leurs camarades, cette fois, pour les medias occidentaux, ils ont retrouvé leur étiquette. Ils sont redevenus des « pro-Russes ».

Ce que montre le récit médiatique français sur l’Ukraine, c’est, une fois de plus, son alignement plus ou moins inconscient sur les positions du Quai d’Orsay. Recevant ce matin Laurent Fabius, Patrick Cohen se garde bien de lui poser une question sur le scoop tout frais de Bild qui, citant des sources du renseignement allemand, assure que « des dizaines « de conseillers de la CIA se trouveraient à Kiev, pour conseiller le gouvernement ukrainien. Scoop d’ailleurs très peu repris dans les medias français.

Dans l’embrasement ukrainien, les medias locaux ont joué leur rôle (et notre dossier est éloquent). Un rôle traditionnel de medias belligérants, qu’il faudra mesurer un jour, mais dont on sait qu’il sera considérable, pour pousser les uns contre les autres des gens qui, comme dans la ville balnéaire d’Odessa, coexistaient jusqu’alors paisiblement. Mais qui sont nos propres medias, pour leur faire la leçon ? Nos propres medias, qui n’ont même pas l’excuse de la belligérance et, par ignorance, par paresse, épousent inconsciemment une cause, quand leur premier devoir devrait être de déjouer toutes les propagandes. 

arrêtsurimages.net 5 mai Les innomés d’Odessa

Une brève d’une minute sur certaines télévisions et quelques brèves dans certains journaux et puis un silence complice montrent la volonté des dirigeants occidentaux de participer à la déstabilisation de cette zone du monde, à instaurer un pouvoir autoritaire et fascisant sur l’ouest de l’Ukraine et à en découdre avec la Russie. A ce jour, il n’y a eu aucune enquête et les coupables sont libres d’agir, la répression frappe toujours à Odessa.

Seulement, le sang froid du gouvernement russe a permis d’éviter jusqu’à ce jour la guerre élargie en Europe. Sans être d’accord avec tout ce que fait le pouvoir russe, on ne peut que constater que leurs pressions ont éviter l’engagement de troupes françaises en Syrie qui aurait conduit à mettre au pouvoir des extrémistes islamistes et en nous enfoncer dans un sacré bourbier pour le compte des Etats-Unis.

« Or, en France, les médias présentent cette situation d’une manière aussi caricaturale que pendant l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. De même qu’à l’époque, il y avait les bons bosniaques et les méchants serbes, cette fois, il y a les bons ukrainiens (pro-européens même quand ils sont ultra-nationalistes) et les méchants ukrainiens (pro-russes et donc aussi détestables que le furent les soviétiques).

C’est le grand retour du manichéisme et du raisonnement binaire. La réalité n’est jamais analysée dans ses contradictions. Nul ne veut voir que l’UE et l’Otan jouent un jeu aussi dangereux que la Russie. A la radio comme à a télévision, l’histoire se résume à un raisonnement simple : l’ennemi public n°1, c’est Poutine.

Moralité : ceux qui se moquent de l’embrigadement médiatique à Moscou feraient mieux de balayer devant leur porte. » 

Pourquoi le massacre d’Odessa a-t-il si peu d’écho dans les médias ? Jack Dion Marianne le 6 mai 2014

Les militants du PRCF depuis le début de la crise ukrainienne ne cessent de dénoncer le rôle de l’impérialisme américain et des liens qu’il entretient avec les groupes fascistes comme Svoboda ou Pravy Sektor, de dénoncer l’interventionnisme de l’Union Européenne qui a encouragé le putsch fasciste ayant entrainé le départ du président élu Ianoukovitch, de dénoncer le rôle négatif de Hollande et Fabius encourageant ces mouvements d’extrême droite (Hollande recevant le dirigeant de Svoboda à l’Elysée).

Depuis ce tragique événement, il y a eu d’autres victimes, d’autres morts, la guerre à l’est. Le gouvernement ukrainien n’hésitant pas à tirer sur son propre peuple à l’arme lourde. Depuis, les soldats américains sont arrivés à Kiev dans le silence complice des médias et avec le soutien de Hollande et Fabius, de l’Union Européenne.

Le Parti Communiste d’Ukraine est victime de la répression du pouvoir ukrainien, accusé de tous les maux. Interdits. Combien cela ressemble à certains évènements des années 30 en Allemagne !

Plus que jamais, notre vigilance doit être entière. Plus que jamais notre solidarité doit être active !

E. M. pour www.initiative-communiste.fr

Signez la pétition : Halte à la fascisation en Ukraine ! Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale !

Retrouvez ci-après un dossier spécial pour vous informer, à diffuser largement.

 

Depuis le 2 mai 2014, www.initiative-communiste.fr site web du PRCF ne s’est jamais tu. Les militants du PRCF sont mobilisés pour la paix, pour combattre le fascisme, pour la justice pour Odessa. En janvier dernier, le PRCF a participé à la réception d’une délégation de camarades du parti communiste ukrainien d’Odessa, notamment à Hénin Beaumont et à une campagne pour briser la censure sur cet odieux massacre.

PHOTOS (attention photos très dures, violentes et choquantes) du massacre à l’intérieur de la Maison des Syndicats. De nombreuses victimes ont été exécutées.

Tag(s) : #INTERNATIONAL

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