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VALLS II : le MEDEF à la barre ! par le Front Syndical de Classe

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! »

 Henri Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM

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         Déclaration du Front Syndical de Classe

 

« Hors de question » de changer de politique, répètent Valls et Hollande, droits dans leurs bottes et repris en chœur par tous les médias aux ordres.

Le remaniement ministériel consécutif à l'éviction de Montebourg et de deux autres ministres confirme cette volonté non seulement de ne rien changer à la politique menée, malgré ses résultats catastrophiques, mais de l'aggraver.

Et ils annoncent clairement la couleur comme jamais : chasse ouverte aux droits conquis !

Objectif à marche forcée : le modèle allemand avec ses 5 millions de mini-jobs à 3 euros de l'heure !

Au menu donc, puisqu’on ne changera pas, l’accélération de la politique menée depuis 2012 qui poursuivait celle de Sarkozy-Fillon qui succédait elle-même à celles des gouvernements Fillon-Villepin-Chirac : chômage de masse, flexi-précarité, salaires en berne, étranglement des services publics, désossage de la Sécu, casse de la santé publique, des pensions, des conventions collectives, et politique étrangère de guerres impérialistes ouvertes ou dissimulées et de soutien à toutes les forces réactionnaires et coloniales du monde,….

Depuis plus de 20 ans maintenant, le peuple et les travailleurs trinquent, au nom d’une même politique euro-formatée, des mêmes « diagnostics partagés » et des mêmes problèmes qui s’aggravent à mesure qu’on prétend les résoudre : compétitivité, déficits,… Mais si les travailleurs trinquent, d’autres sablent le champagne régulièrement.

Pour les grands capitalistes et les gros actionnaires, tout ceci une vraie réussite : enrichissement fabuleux, destruction des acquis que le petit peuple avait réussi à imposer par le rapport de forces, subvention publique des profits privés, casse des cadres politiques de souveraineté populaire… Hors de question de changer vous dit-on : durant le deuxième trimestre de cette année « de crise », la rémunération des actionnaires des entreprises du CAC 40 a augmenté de 30 % avec 40,7 milliards de dollars distribués pour le seul premier semestre 2014.

Pourtant, s’ils se croient obligés de réaffirmer que le changement est « hors de question », c’est que, malgré tous les brouillages, toutes les manipulations, tous les mensonges, les pièges et les diversions, ils savent que le mécontentement bouillonne. Ils savent qu’au niveau national et international, les peuples essaient de résister comme ils peuvent au talon de fer qui les écrase. Ils savent qu’il continuera à y avoir des luttes et des espoirs de changement.

Alors comme à leur habitude en temps de crise, ils ne se contentent plus de soutenir et soudoyer ceux qui, comme à la direction de la CFDT, accompagnent et justifient les régressions par le « dialogue social entre partenaires sociaux ». Ils en sont, comme dans les années 30, au soutien actif des partis d’extrême-droite (de Marine Le Pen sur toutes les ondes aux néo-nazis au pouvoir en Ukraine, en Hongrie ou dans les pays Baltes), l’UE jouant un rôle décisif dans la guerre livrée par le capital aux peuples : elle fournit la matrice de toutes les régressions sociales et organise la privation des peuples de leurs droits et de leur souveraineté (voir aujourd’hui par exemple ses négociations secrètes avec le capital nord-américain).

Ce système à bout de souffle, ces quelques milliers de personnes qui mettent le peuple à genoux pour leurs intérêts égoïstes, ne renonceront pas à leur pouvoir et à leurs privilèges. Pour eux, il est effectivement hors de question qu’ils changent de politique à moins qu’on leur impose… ou qu’on les démette.

Malheureusement, du côté des directions syndicales et plus largement des organisations progressistes, on ne voit ni l’analyse ni la volonté d’agir contre cette guerre de classe menée contre les travailleurs de manière conséquente. Il faut en particulier en finir avec les illusions sur le dialogue et la concertation comme sur l'Europe sociale.

Ne pouvant compter que sur eux-mêmes, les travailleurs ont besoin que leurs organisations les aident à éclairer les enjeux réels, surmontent les divisions pour travailler inlassablement à l’unité vraie en bas à l'opposé du "syndicalisme rassemblé". En visant la construction d'un mouvement d'ensemble bloquant les contre-réformes et permettant la contre-offensive du monde du travail.

En pleine crise des années 1930, le Front Populaire sut ouvrir une parenthèse de progrès à partir de la base et de sa volonté unitaire. Certes, les conditions ont changé depuis 1936, 1945 ou 1968. Mais le moteur demeure : la lutte des classes et la nécessité de la mener consciemment. Il est nécessaire de s’inspirer de ces grandes victoires du mouvement ouvrier, pour construire le rapport de forces capable de vaincre. Aujourd’hui comme hier, le peuple va devoir entrer en résistance sous peine de tout perdre. Travailleurs du public et du privé, jeunes et retraités, chômeurs et précarisés, préparons la riposte en soutenant toutes les luttes et en construisant leurs convergence dans un grand « tous ensemble en même temps » pour gagner.

 

Le Front Syndical de Classe, 30 août 2014

Tag(s) : #LUTTE DES CLASSES ET RENAISSANCE COMMUNISTE

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