Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 23:18

Depuis que les événements ont commencé en mars dernier, des dizaines de chaînes de télévision en Amérique, en Grande-Bretagne et en France, certaines chaînes dans le monde arabe, et des centaines de sites internet ont travaillé d’arrache-pied pour falsifier la réalité sur ces événements, en tout cas pour l’opinion publique mondiale.

 Le président Américain fait des déclarations quotidiennes comprenant des menaces directes visant la Syrie, ainsi qu’une ingérence flagrante dans les affaires internes du peuple Syrien.

Plusieurs hauts dignitaires de l’Union européenne suivent le président Américain. Ces menaces et ces ingérences ont atteint un sommet lorsqu’il a affirmé l’illégitimité du régime Syrien. Des sanctions sévères et injustes ont été imposées au peuple Syrien et à son économie. Plus dangereux encore, des plans sont discutés et impulsés par l’OTAN afin de lancer des vagues de frappes aériennes pendant plusieurs semaines contre 30 sites stratégiques en Syrie, ressemblant exactement à ce qui s’est passé en Yougoslavie.

Certains hauts dignitaires Européens ne vont pas hésiter à appeler à traiter la situation en Syrie avec des méthodes qui en ferait une pâle copie de la crise Libyenne où des dizaines de milliers de civils ont été massacrés, des dizaines d’usines et de sites économiques détruits par des frappes aériennes, avec pour conséquence une Libye divisée.

Des Etats membres de l’alliance impérialiste internationale essaient, par tous les moyens possibles, de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité condamnant la Syrie, qui serait suivie par des résolutions successive afin qu’une campagne agressive puisse être légitimée. Grâce à l’opposition de la Russie et de la Chine, accompagnées de l’Afrique du sud, l’Inde, le Brésil et le Liban, les tentatives impérialistes au Conseil de sécurité de l’ONU sont tout simplement, jusqu’à présent, un échec.

Toutes ces manoeuvres sont justifiées de deux façons :

1 Des manifestants sont tués en Syrie, on a recours à des méthodes sécuritaires dans le traitement des manifestations ;

2 La manipulation des insuffisances du régime en Syrie, tels que le manque de démocratie et le monopole du pouvoir exercé par le parti au pouvoir, afin de faire pression sur le régime pour qu’il adopte des changements internes, bien que tout changement interne doit être considéré comme une partie intégrante de la souveraineté nationale de n’importe quel pays;

En fait, plusieurs manifestations ont eu lieu dès le mois de mars, appelant à des réformes sociales, économiques et démocratiques. La majorité de ces revendications ont été soutenues par notre parti comme une façon de s’opposer aux effets néfastes de la mise en œuvre de mesures économiques libérales, issues des accords passés avec le FMI, et de la transformation de la Syrie en une économie de marché. Les effets ont été très mauvais sur le niveau de vie des plus pauvres et des couches moyennes.

La direction politique du pays a été constamment mise en garde, par la presse du parti, des rencontres officielles ou des mémorandums officiels, le dernier il y a cinq semaines de cela. Les manifestations étaient pacifiques. Elles ont été bien vite manipulées par des religieux fondamentalistes et des groupes radicaux à l’idéologie obscurantiste.

De pacifiques, les manifestations sont devenues armées, visant à atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec des réformes politiques et sociales. Les forces de sécurité ont commis plusieurs erreurs injustifiables dans le traitement de ces manifestations. Des dizaines de civils et de soldats ont été tués. Des gangs armés se sont constitués, attaquant des propriétés publiques et privées, et mettant en place des barricades dans certaines villes où ils ont pris le dessus. Dans les tout derniers mois, ces bandes armées se sont chargées de mettre sur pied des sites armés dans les régions frontalières entre la Syrie, d’une part, et la Turquie, la Liban, la Jordanie et l’Irak pour s’assurer une continuité dans le ravitaillement en armes et en équipements divers.

Quoi qu’il en soit, les bandes armées n’ont pas réussi à établir une base frontalière stable. Cela a coûté à la vie à des centaines de civils et de soldats, plus de 2 000 victimes. Dans le même temps, certains événements ont été exagérés. Des faits ont été falsifiés. Les équipements dernier cri électroniques et médiatiques ont été utilisés afin de faire passer l’armée Syrienne comme étant complètement responsable de ces actes, et de déresponsabiliser totalement les bandes armées.

Pressé par les événements, le gouvernement a adopté plusieurs réformes sociales et démocratiques comprenant : l’annulation des lois d’urgence, des tribunaux exceptionnels, et le caractère légal accordé aux manifestations pacifiques. Récemment, une nouvelle loi électorale et une loi permettant la création de partis politiques ont été adoptées. Est en cours de préparation une nouvelle constitution ou une constitution modifiée.

De nouvelles lois couvrant les domaines des médias et de l’administration locale ont également été adoptées. Les objectifs de ces lois et mesures sont : casser le monopole du pouvoir exercé par le parti Baath, pour établir une société pluraliste et démocratique, pour garantir les libertés publiques et privées, pour aider au développement de la liberté d’expression et à la reconnaissance du droit de l’opposition à une activité politique pacifique.

En dépit de nos réserves quant à certains articles, ces lois sont très importantes. Pendant plus de quarante années, notre parti a lutté pour que de telles lois soient adoptées. Si ces lois étaient mises en œuvre, elles pourraient être un pas important en avant, dans la transition de la Syrie vers une société démocratique et pluraliste. De vastes secteurs de l’opposition nationale pacifique ont accueilli positivement ces mesures,
tandis que l’opposition fondamentaliste et armée s’en tient toujours au slogan du renversement du régime, attisant les tentions communautaires.

Tenter de dépeindre le problème comme s’il s’agissait d’une lutte communautaire ou religieuse serait une falsification flagrante des faits.

 

Nous pouvons résumer la situation de la façon suivante :

* Les tensions armées dans les villes Syriennes ont diminué. Les bandes armées ont subi de lourdes pertes. Cependant, certaines d’entre elles sont capables de reprendre leurs activités;
* Les manifestations pacifiques n’ont pas disparu et ne sont pas confrontées à la violence de l’État, à moins qu’elles se soient accompagnées d’agissements violents.
* L’État a invité l’opposition nationale à participer à un dialogue politique général visant à contribuer à la réalisation de la transition à la démocratie et au pluralisme de façon pacifique.

Ce dialogue doit affronter de nombreuses difficultés, la plus importante d’entre elles est la pression de groupes armés qui s’opposent au dialogue pacifique et à une solution pacifique, et dépendante du soutien de l’étranger.

Les menaces impérialistes et colonialistes contre la Syrie se sont intensifiées. Bien que ces menaces posent de nombreuses difficultés, nous devons être prêts à les affronter.

 

Pour ce qui est de la situation dans notre pays, il apparaît que :

* Les mouvements de protestation existent toujours à différents niveaux. Ils diffèrent d’un gouvernorat à l’autre. On peut remarquer que la plupart des mouvements partent des mosquées, des zones rurales et des taudis, pour se diriger vers les centres-villes ;
* Les mouvements parmi les minorités ethniques ou religieux sont rares. Dans les usines, les universités et les syndicats, il n’y a pas de mouvement;
* Dans les cercles de la grande bourgeoisie, qu’elle soit industrielle ou économique, en particulier dans les grandes villes comme Aleppo, Lattakia et Damas, il n’y a pas de mouvement.
* Il n’y a aucun mouvement parmi les clans et les tribus

L’opposition se compose d’un large spectre de partis très divers. Certains sont patriotiques, s’opposant à l’ingérence étrangère et aux bandes armées. De plus, il faut compter avec les Frères musulmans qui peuvent être considérés comme le parti le plus actif et le mieux organisé dans le pays et à l’étranger.

Il y a également plusieurs groupes traditionalistes avec différentes orientations, dont l’influence devient clairement visible dans des rassemblements et manifestations dans différentes régions. Ces groupes ne cachent pas leurs objectifs qui sont typiquement réactionnaires et sectaires. Sur place, les groupes les plus actifs et importants depuis le début des manifestations sont les coordinations locales qui comprennent des groupes de jeunes n’ayant pas d’orientations ou de plans idéologiques communs clairs si ce n’est le slogan : « A bas le régime ! ». Ils sont vulnérables aux pressions externes et internes.

L’opposition en exil composée essentiellement d’intellectuels, de traditionalistes, de personnes qui ont abandonné le régime et ont certains contacts à l’intérieur . Certaines forces d’opposition à l’étranger ont travaillé dur pour obtenir le soutien des forces étrangères colonialistes.

* Jusqu’à présent, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne mènent la campagne internationale de menaces et de provocation contre le régime en Syrie visant à imposer de plus en plus de sanctions contre la Syrie, en particulier des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres organisations internationales, la Russie et la Chine continue de s’opposer à de telles sanctions et mesures. La Turquie a choisi une position opportuniste qui fluctue en fonction de ses intérêts régionaux et politiques. Grosso modo, il y a une unanimité internationale dans l’opposition aux mesures militaires directes contre la Syrie, comme cela s’est produit en Libye, étant donné que la Ligue arabe et le Conseil de sécurité de l’ONU n’adoptent pas de résolutions ouvrant la voie à cette perspective. Le conflit sur cette question est féroce.

* Excepté le Qatar qui joue un rôle vital et important dans la conjuration contre la Syrie, il existe différentes opinions et position dans le monde Arabe concernant la situation en Syrie;
* Jour après jour, la situation économique se détériore, la pression sur les conditions de vie des masses s’intensifie Le régime est cohérent et offre de grandes potentialités. Cinq mois après le début des événements, aucune des institutions de base (le parti, l’armée, la sécurité, les institutions d’État, les ambassades, les organisations populaires, les syndicats, le Front national progressiste…) n’a connu de divisions ;

Assurément, le tableau n’est pas statique, et doit être perçu dans ses aspects dynamiques, son
évolution et son développement jour après jour.

 

Parmi les scénarios possibles :

* La crise pourrait continuer encore pendant une longue période, menant à d’autres catastrophes, bains de sang et souffrances
* Un effondrement menant à l’anarchie générale, une guerre civile ou quelque chose de ce
genre, ouvrant la voie à une intervention extérieure ;
* Une division claire dans l’opposition peut se produire, faisant en sorte qu’une partie d’entre elle s’ouvre à un dialogue sérieux avec le régime pour parvenir à un nouveau contrat social dans le pays

Il y a deux issues possibles: soit l’avancée vers une solution politique à la crise rendant possible une fin rapide et définitive, soit la poursuite du recours au traitement sécuritaire de la crise quelqu’en soit le prix.

Il est difficile de prédire la manière dont une solution décisive sera atteinte.

Certains événements inattendus peuvent se produire, poussant tous les partis à trouver un accord, ou à accepter un accord imposé par des puissances étrangères pour aider le pays à trouver une issue au tunnel dans lequel il s’est engouffré.

 

Où en est le parti désormais ?

Pour commencer, nous aimerions attirer votre attention sur le fait que notre parti a envoyé un mémorandum au commandement régional à la veille de la 10ème conférence nationale du parti Baath en 2005. Le parti a demandé à ce que l’État soit séparé du parti, que la démocratie et les libertés soient garanties, que les lois d’urgence soit levées, qu’une loi démocratique pour les partis soit adoptée, que les prisonniers d’opinion et politiques soient libérés, que l’on mette un terme à la domination du parti Baath sur les syndicats, que la corruption soit combattue, etc.

En outre, nous tenons à ajouter que le parti a affirmé, dans tous les documents adoptés dans la dernière période, qu’il soutenait la position nationale de la Syrie. Pour réaliser cet objectif, les besoins sociaux, économiques et démocratiques des masses populaires doivent être satisfaits. Nous avons discuté en détail de ces revendications dans nos conférences et documents.

Dans son analyse de la crise profonde actuelle de notre pays, notre parti avait indiqué clairement que la principale contradiction se trouve entre la formule politique selon laquelle le pays est gouverné depuis des décennies et les revendications de démocratie, de développement social, économique et culturel dont a besoin la société Syrienne.

Le fond de notre position, c’est que cette formule politique repose sur le monopole de l’autorité par le parti Baath, la tutelle sur le mouvement populaire et ses organisations. Cette formule a mené à la décadence et à la bureaucratie, et à la corruption de l’appareil d’État. Par conséquent, les plans de réforme économique et sociale doivent être pris en considération, mis au niveau des exigences de progrès.

En bref, notre parti estime que le fond de la crise actuelle réside dans le décalage entre la structure du régime et les tâches que doit affronter la Syrie. Dans le même temps, le parti insiste sur le fait que l’ennemi et les forces impérialistes font de leur mieux pour utiliser ce décalage interne pour rendre possible la conjuration contre la Syrie, et l’utiliser comme un cheval de Troie pour servir son objectif bien connu, comme nous l’avons mentionné ci-dessus.

En conséquence, le Parti communiste syrien (unifié) n’est pas neutre pour ce qui est de l’alternative nécessaire, d’une part, et des moyens nécessaires pour atteindre cet objectif, d’autre part. Une solution politique passant par la poursuite de réformes véritables et radicales est la seule issue à la crise. Les mesures sécuritaires ne font que développer les facteurs de la crise, et l’approfondir toujours plus tout en vidant de son sens le contenu des réformes.

Nous affirmons que la situation actuelle rend nécessaire un dialogue constructif et loyal entre toutes les forces patriotiques et honnêtes, indépendamment des différences d’opinions et d’idées dans l’objectif de parvenir à un accord ou à un plan de réformes radicales répondant aux besoins des masses populaires et des garanties sur la création d’un État civil laïc et démocratique s’opposant aux plans impérialistes et Israéliens dans la région.

 

Si le dialogue nécessite l’existence d’un climat propice, le dialogue même pourrait contribuer à créer un tel climat, car les autres options ne conduiraient qu’à de nouveaux bains de sang, de nouveaux désastres pour le pays et pour le peuple.

 

Publié dans Initiative Communiste : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9912#more-9912

Par renaisance.communiste66360@orange.fr - Publié dans : international
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 22:57

Manif_Enseignants-27_09_11.jpg

"Conseils de classe"

Edité par la commission Université-recherche-Educ’ du Pôle de Renaissance Communiste en France-

Supplément à « Initiative communiste ». Rentrée 2011.

 

Exceptés les chômeurs et les immigrés, qui sont la cible permanente des néo-lepénistes au pouvoir, qui est plus harcelé en France par la clique sarkozyste que les personnels de l’enseignement et de la culture ? Au-delà de la suppression de 100 000 postes depuis l’an 2000, on assiste au démantèlement total de l’Education nationale : au recrutement par concours hérité de la Révolution française, au bac national et aux diplômes universitaires sur lesquels reposent les grilles salariales des Conventions collectives, au principe d’une Education nationale garantissant l’égalité1 des élèves sur le territoire français, au statut de la fonction publique (institué par Maurice Thorez en 46, et sans lequel la liberté des maîtres et le respect de la laïcité scolaire sont des fictions), à la Recherche publique telle qu’elle fut reconstruite par Frédéric Joliot-Curie à la Libération, le pouvoir substitue un « management » local à l’anglo-saxonne qui soumet les personnels à des recteurs ou à des chefs d’établissement dont certains ne demandent qu’à jouer au patron de combat.

 

Les contenus d’enseignement ne sont pas en reste : des scandaleux partenariats avec le MEDEF au flicage des cours de philo par certains recteurs en passant par les pressions exercées sur l’enseignement de l’histoire, des SVT ou des SES, tout est fait pour formater la jeunesse dans le culte de l’intégration européenne (que devient l’histoire de la nation ?) et l’anticommunisme (quel jeune connaît le nom d’A. Croizat, créateur de la Sécu ?), pendant que l’enseignement du français recule au lycée (réforme Chatel) au profit d’un tout-anglais néo-colonial qui phagocyte le temps scolaire de la maternelle à l’université (alors que l’enseignement de la langue anglaise, comme celui de toutes les autres à commencer par le français, est réduit à la portion congrue).

 

Quant au climat scolaire, il devient irrespirable dans nombre d’établissements, tant les enseignants y sont abandonnés par leur hiérarchie face à des comportements scandaleux qui résultent de la crise désormais chronique de la société capitaliste, de la « ringardisation » des repères civiques élémentaires (destruction des solidarités de classe, suspicion permanente sur le patriotisme républicain auxquels le système substitue l’opposition factice du racisme xénophobe et de l’européisme béat), d’une américanisation des mœurs sacrifiant au « succès » à tout prix.

 

Cela ne résulte en rien de la fatalité. C’est le résultat d’une politique au service du capital et toute entière tournée contre les travailleurs. Quand on remplace des diplômes nationaux par des « compétences » sans cesse révisables, qui se frotte les mains sinon le patronat qui peut ainsi sur-précariser ses salariés ? Dès 2007, le grand patron D. Kessler expliquait dans Challenges que le rôle de Sarkozy serait de « démanteler le programme du Conseil National de la Résistance », ce « compromis entre gaullistes et communistes » réalisé à une époque où l’URSS (victorieuse des nazis au prix de 20 millions de tués, ce que Kessler ne dit pas…) jouissait d’un grand prestige, où la CGT, -qui se référait à la lutte des classes-, comptait 5 millions d’adhérents, et où le PCF, -qui affichait à la fois son ancrage marxiste et un patriotisme ardent-, obtenait 29% des votes. Cela devrait faire réfléchir ceux qui, dans nos salles de profs, se tirent chaque jour une balle dans le pied en cultivant l’anticommunisme branché…

 

Pourtant cibler uniquement Sarkozy serait se préparer d’amères désillusions : avons-nous déjà oublié le « socialiste » C. Allègre, chargé de « dégraisser le mammouth » par le gouvernement Jospin-Buffet-Voynet ? N’avons-nous pas compris qui sont ces « socialistes » amis des milliardaires qui pilotent le FMI ou l’O.M.C., de D.S.K. à Pascal Lamy ? Ignorons-nous que d’Athènes à Madrid, les « socialistes » Papandréou et Zapatero, ne saignent pas moins leur peuple respectif que Sarko, Cameron et Merkel ? Ayons donc la curiosité de consulter le programme scolaire d’Hollande, Valls, Aubry, Royal, Montebourg : plus néo-libéral qu’eux, tu meurs !

 

Et cela pour une raison simple : tout ce petit monde s’est assis sur le suffrage universel puisque l’UMPS a violé le Non souverain du peuple français à la constitution européenne. Non seulement le PS et l’UMP ont voté le traité de Lisbonne, ce condensé du texte constitutionnel retoqué par les Français, mais ils travaillent tous à un gouvernement supranational légitimant la super-austérité dans le vain espoir de sauver leur maudit euro. Une fois passées les élections, ce sera « du sang et des larmes » pour « sauver l’euro » qui déjà, depuis 83 (« rigueur » deloriste) et 92 (traité de Maastricht imposant une politique monétariste dictée par l’Allemagne, l’euro n’étant que le pseudo du mark), n’a cessé de dévaster les acquis sociaux et les services publics sur tout le continent.

 

Eh bien, de cet euro, qui n’est qu’une machine de guerre tournée contre les peuples, on peut en sortir : c’est ce que démontre l’économiste J. Nikonoff, ex-président d’ATTAC. Et c’est même, ajouterons-nous, si l’on n’en sort pas qu’on « y restera », que pas une usine, pas un acquis, pas un service public ne résistera. Car l’euro-casse des souverainetés nationales est l’arme absolue des riches contre les classes populaires et moyennes !

 

Oui dira-t-on, mais le « risque » ne serait-il pas alors que la France sorte de l’U.E. ? Drôle de « risque », vraiment ! Car depuis que l’U.E. se construit, qui peut citer UNE BONNE réforme inspirée par l’Europe ? En échange des abandons de souveraineté (désormais le budget français sera visé à Francfort avant de passer au Palais-Bourbon !), qu’avons-nous obtenu ? La « paix européenne » tant vantée fut surtout le résultat de l’équilibre Est-Ouest qui prévalut jusqu’en 91 : contemporaine du traité de Maastricht, l’éclatement sanglant de la Yougoslavie (sous l’influence directe de Berlin et des USA) n’est qu’un prélude de ce qui attend l’ « Europe des régions » en voie de constitution sur les ruines des Etats constitués : Belgique aujourd’hui, Espagne, Italie… France demain, où montent de très réactionnaires séparatismes régionalistes encouragés, hélas, par Europe-Ecologie, ce groupe foncièrement allergique à l’indépendance nationale et à la « République une et indivisible ».

 

Non la sortie de l’euro, la rupture avec cette UE fascisante, ne seraient pas des « risques » mais une chance pour les pays d’Europe. A condition que cette rupture soit portée, non par la fascisante M. Le Pen (en réalité, le FN veut la « sortie concertée de l’euro » : il ne fera donc rien sans le feu vert de Merkel !), mais par un large Front républicain, antifasciste, patriotique et progressiste qui rassemblera le peuple sur les grands principes du CNR (indépendance nationale, coopération mondiale, progrès social, rôle central des travailleurs, antiracisme, laïcité, etc.). En Amérique latine, les peuples réunis dans l’ALBA (Venezuela, Bolivie, Cuba…) prouvent qu’il y a une vie après les accords néolibéraux américains qui sont l’analogue de Maastricht : en réalité, l’internationalisme prolétarien est l’allié du patriotisme républicain face à la mondialisation CAPITALISTE et à son complément, la national-xénophobie, cette soupape du capitalisme en crise permanente.

 

Aussi les enseignants, chercheurs et ATOS du PRCF vous appellent-ils à rejoindre leur combat. Tant qu’il y eut un vrai PCF en France (P. Laurent, patron du PCF, défend l’euro et renie le combat de G. Marchais !), les capitalistes trouvaient à qui parler. Libre à qui voudra de rester « accro » au mensonge de « l’Europe sociale » : mais dans ce cas, que nul ne s’étonne que notre métier soit démoli ! La renaissance d’un vrai PC, l’action pour sortir la France de l’UE du capital, cela est indispensable pour reconstruire l’Education NATIONALE afin nos élèves accèdent à un avenir digne au lieu de devenir les esclaves formatés des marchés et de leur sacro-sainte Europe.

 

  

Pour rejoindre le POLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN France (PRCF) :

Nom……………................................................................................
Prénom…………...............................................................................
Adresse……………………………………………………………………
Courriel……………………….............................................................
Téléphone…………………………………………………………….......

 

JE M’ABONNE AU MENSUEL « INITIATIVE COMMUNISTE », 1 an = 23 €

A retourner à : PRCF/IC, 8, rue du Clos Lapaume, 92210 Bagneux 

 

Publié sur http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9801#more-9801

Par renaisance.communiste66360@orange.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 13:41

 

La « Droite Populaire » est l’aile droite de l’UMP

 

Elle a une fonction : ratisser les voix du FN au profit de Sarkozy.

 

Outre que la méthode qui consiste à vouloir lutter contre un parti en reprenant ses thèmes est étrange intellectuellement, il nous faut voir à quoi sert vraiment ce dispositif sarkozien. Et nous pensons qu’il agit comme le Cheval de Troie.

 

Au lieu d’affaiblir le FN, la Droite populaire cautionne les idées fascistes.

 

Au lieu d’attirer les électeurs du FN vers l’UMP on prépare la collusion programmatique de la droite et de son extrême.

Au lieu de lutter contre les idées du FN on pille et copie son projet ce qui a pour résultat de rendre incompréhensible tout ostracisme à l’égard du FN.

Bref la Droite populaire est bien, objectivement, le Cheval de Troie du FN au sein de l’UMP
en faisant pénétrer en son sein idées et programmes des néo-fascistes.

L’histoire nous montre avec évidence que les victoires fascistes furent toujours obtenues en alliance avec la droite. Et « tel est pris qui croyait prendre »….

 

Ce processus de reculs et de mimétisme entre droite et néo-fascisme est un des aspects de ce que nous appelons la fascisation et la gravité du phénomène n’est pas encore perçue à sa juste dimension.

 

Mais faut-il s’étonner que le parti de Sarkozy, qui ne sait pas quoi faire pour taper sur les immigrés, les musulmans, les fonctionnaires, comme tous les partis d’extrême droite avant lui, fleurte avec les thèses du FN ?

Faut-il s’étonner de ce glissement à l’extrême droite de la droite ultra, quand le PS compte dans ses rangs un Manuel Valls, l’UMP qui s’ignore (on parie qu’il est au prochain gouvernement, quel que soit l’élu ?) et quand le PCF n’en finit pas depuis trente ans de dériver vers la social-démocratie ?

 

POUR METTRE UN COUP D ARRET A CE GLISSEMENT GENERALISE DE L’ARC POLITIQUE FRANÇAIS, UNE SEULE SOLUTION : RECONSTRUIRE  ENSEMBLE  UN  VRAI  PARTI  COMMUNISTE !

 

Et pour cela, mettre en place sans tarder une unité d’action comme le PRCF ne cesse de le proposer.

 
A.M.   
 
Publié sur Initiative Communiste : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=9887#more-9887
Par renaisance.communiste66360@orange.fr - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 17:30
C'est avec une profonde tristesse que nous apprenons la disparition de notre camarade Léo Figuères.
Toute la vie de Léo, ouvrier typographe engagé dès l'âge de 14 ans dans le combat révolutionnaire au sein des Jeunesses Communistes puis du Parti Communiste Français, aura été un exemple de fidélité à la classe ouvrière, à la lutte pour le socialisme et aux principes fondamentaux du marxisme-léninisme qu'il défendit dans de nombreux ouvrages.
Dirigeant des Jeunesses Communistes depuis 1936, membre de la direction du Parti Communiste de 1940 à 1976, il avait organisé et dirigé la Résistance en Zone sud en tant que délégué du PCF, dès 1940. 
Député à la Libération, il avait contribué avec ses camarades élus et ministres communistes à la mise en place des grandes réformes en faveur de notre peuple, issues du programme du Conseil National de la Résistance
Il fut, sans interruption jusqu'en 1996, maire de Malakoff et député communiste de cette ville ouvrière de la banlieue parisienne. A la fin des années 1980, il avait défendu, face à la mutation réformiste du PCF, des positions courageuses pour que la France conserve un véritable Parti Communiste. Ces positions l'avaient rapproché des militants franchement communistes de la Renaissance Communiste, dans la lutte opiniâtre menée par ceux-ci contre ceux que Léo appelait, avec son accent rocailleux de Catalan, les liquidateurs..
La mémoire de Léo Figuères restera à jamais parmi les communistes, le Pôle de Renaissance Communiste en France la salue en inclinant son drapeau de combat, rouge frappé des outils du travail et frangé de tricolore.
Adieu Léo, les hommes disparaissent mais leurs idées demeurent. Notre idéal commun sera vainqueur !

Pour le PRCF

Léon Landini (ancien  officier FTP/MOI), président
Jean Pierre Hemmen, président du Comité Politique National
Georges Gastaud, secrétaire national

Renaissance Communiste 66 s'associe à cet hommage à notre camarade Léo Figuères, natif de Perpignan.
Par renaisance.communiste66360@orange.fr
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 00:02



Il ne se passe pas une semaine sans que les Médias, aux mains des multinationales et aux ordres de la bourgeoisie, ne dressent un portrait haineux et mensonger de STALINE, le désignant comme le "tyran rouge", homme sanguinaire et brutal, sans scrupules et avide de pouvoir, en lui attribuant des millions de morts par la famine et par la guerre...

A tous ceux, communistes ou non, à la recherche de données historiques, qui veulent vraiment savoir qui fut STALINE et connaître l'URSS SOCIALISTE, nous conseillons vivement de lire l'ouvrage de Domenico LOSURDO, paru en français aux Editions Aden.

 

Staline Losurdo
Staline : histoire et critique d'une légende noire
Domenico Losurdo

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

Postface de Luciano Canfora

Il fut un temps où d’illustres hommes d’État –comme Churchill– et des intellectuels de premier plan –Hannah Arendt ou Thomas Mann pour ne citer qu’eux– avaient pour Staline, et pour le pays qu’il guidait, du respect, de la sympathie et même de l’admiration. Avec l’éclatement de la Guerre froide d’abord, et surtout, ensuite,
avec le Rapport Khrouchtchev, Staline devient, du jour au lendemain, un "monstre", comparable peut-être seulement à Hitler. Le contraste radical entre ces attitudes à l’égard du "petit père des peuples" devrait pousser l’historien non pas à trancher en faveur d’une de ces images mais bien à les étudier toutes, en analysant les conflits et les intérêts qui sont à l’origine de ces prises de positions. C’est ce que réalise Domenico Losurdo, en revenant scrupuleusement sur les tragédies du XXe siècle et en déconstruisant et contextualisant nombre des accusations et louanges adressées à Staline. Cet essai est une approche à la fois historique, historiographique et philosophique –qui, comme en Italie à sa sortie, ne manquera pas de susciter de vives polémiques.

Domenico LOSURDO est professeur d’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino. Il est notamment l’auteur de Révisionnisme en histoire, problèmes et mythes (Albin Michel) et de Fuir l’histoire (Delga). Son premier livre aux Éditions Aden,
Le péché originel du XXe siècle, a rencontré un vif succès d’estime.

Parution: janvier 2011
ISBN: 9782805900631
532 pages
14 x 21 cm
30 €

Par renaisance.communiste66360@orange.fr - Publié dans : politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés